Qu’est-ce qu’un cadre dirigeant au sens du droit du travail ?
Réponse : La qualification suppose la réunion de critères cumulatifs : des responsabilités importantes, une grande indépendance dans l’organisation de l’emploi du temps, un pouvoir de décision largement autonome et une rémunération parmi les plus élevées de l’entreprise. Le cadre doit également participer effectivement à la direction de l’entreprise, conformément à l’article L. 3111-2 du Code du travail.
Un cadre dirigeant peut-il être soumis à une convention de forfait en jours ?
Réponse : En principe, non. La qualification de cadre dirigeant est incompatible avec l’application des règles relatives à la durée du travail et avec une convention de forfait en jours. La qualification doit toutefois être vérifiée au regard des fonctions réellement exercées.
Un cadre présenté comme dirigeant peut-il réclamer le paiement d’heures supplémentaires ?
Réponse : Oui, si les critères du cadre dirigeant ne sont pas réunis ou si aucune convention de forfait valable n’a été conclue. La seule mention d’une rémunération forfaitaire dans le contrat ne suffit pas à exclure l’application de la réglementation sur la durée du travail.
Une rémunération variable prévue au contrat peut-elle être refusée par l’employeur ?
Réponse : Lorsque le contrat prévoit une rémunération variable, l’employeur doit fixer les objectifs permettant de la calculer et verser les sommes correspondantes. L’absence de fixation des objectifs ne rend pas automatiquement la rémunération discrétionnaire.
Le non-paiement d’une rémunération variable peut-il justifier une prise d’acte ?
Réponse : Oui, lorsque le non-paiement est suffisamment important ou durable pour rendre impossible la poursuite du contrat. La prise d’acte peut alors produire les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.